Oui mon cher Thierry. Le spécisme est une pseudo-philosophie (?) inventée en Angleterre dans les années 1970. Elle repose en gros sur l'idée que nous sommes frères avec tout ce qui marche, grouille, rampe, nage, vole et volète de par le monde. Bref ! Tu n'oses plus te gratter les morpions de peur d'en écraser un.
Cette école, qui ne repose sur rien de scientifique et qui oublie tout de même que l'homme est un prédateur, voudrait tous nous transformer en bouffeurs de carottes, de foin et de pissenlits. Elle séduit quelques pucelles frénétiques, quelques rombières définitivement frigides et un quarteron de bande-mou et de couilles molles.
Maintenant, je pense que chacun est libre de mener la vie qu'il veut et de croire ce qui lui plait, de pêcher ou de chasser, de manger ou non de la viande, de penser ou non que le rat d'égout est son frère ou pas. Cela ne me dérange nullement tant qu'on n'essaie pas de m'imposer une croyance ou un comportement, auquel cas mes capacités de dialogue deviennent vites limitées.
Je signale au passage que le sujet sur la souffrance du poisson avait déjà été abordé en juillet 2004 et que je n'ai rien à changer à ce que j'écrivais à l'époque :
https://www.lacsdespyrenees.com/forum/msgforum.php?id_sujet=282&page=1
Je vous laisse également lire cet article :
http://www.pechedelatruite.com/article.php3?id_article=18
ainsi que celui-ci
Citation :
Les Poissons n'ont pas le Cerveau pour ressentir La Douleur !
Une équipe de scientifiques de l'Institut Roslin et de l'Université d'Edimbourg a fait les gros titres de la BBC et d'autres médias en Grande Bretagne. Les chercheurs, dirigés par le Dr Ruth Sneddon, proclament que leur récente recherche démontre que les poissons peuvent percevoir la douleur. Cette conclusion vient de leurs expériences perpétrées sur des truites arc-en-ciel vivantes; les bouches des dites truites ayant reçu des injections de poisons (venin d'abeille et acide acétique) après quoi, leur physiologie et leur comportement ont été surveillés.
Conclure que le poisson peut ressentir de la douleur est en opposition directe avec les récents travaux du Professeur James D Rose de l'Université du Wyoming aux USA, qui déclarait que les poissons ne possèdent pas la région du cerveau nécessaire et spécifique qui leur permettrait de ressentir la douleur.
Le Professeur Rose a déclaré à l'EAA que : "l'article de Sneddon et autres est sérieusement faible et ne fournit aucune évidence légitime que les truites sont capables de ressentir la douleur. Le point crucial de cette affaire est que les auteurs de ce document emploient une voie non valable pour tenter d'identifier la douleur.
Donc, ce document ne s'occupe actuellement pas de la douleur (expérience consciente). Il traite uniquement de nociception (réponses inconscientes à des stimuli nocifs). J'ai déjà mis en évidence les genres de confusions conceptuelles qui minent le document de Sneddon et autres dans mes documents 2002 de la Revue de la Science de pêche (Reviews in Fisheries Science)".
L'équipe de Sneddon n'a pas cité cet important article du Professeur Rose "La Nature Neurocomportementale des Poissons et la Question de la Conscience et de la Douleur" et, apparemment, ne l'avait pas lu. Pas plus que la BBC ne l'avait fait, ce qui est étrange quand on pense que l'article du Professeur Rose a reçu une importante publicité dans la presse britannique.
Sneddon et ses collègues ont malheureusement omis deux importantes conditions. Afin de montrer qu'un poisson (ou tout organisme) éprouve de la douleur, il est nécessaire de démontrer qu'un poisson a une conscience. Sans conscience il n'y a pas de douleur.
"Rien dans l'information présentée dans l'article de Sneddon nécessite l'affirmation de la conscience pour son explication et les auteurs ne s'occupent même pas de ce sujet essentiel", dit le Professeur Rose.
La douleur et la conscience dépendent de régions bien spécifiques du cerveau, à savoir les régions spécialisées de la région neocorticale des hémisphères cérébraux. Le neocortex est absent chez le poisson et il n'y a probablement pas de système alternatif pour accomplir les mêmes tâches. En conséquence, il n'y a aucune base pour affirmer qu'un poisson pourrait avoir la capacité de conscience et de sensation de douleur.
"Les poissons, simplement, n'ont pas le cerveau pour éprouver de la douleur", dit le Dr Bruno Broughton, biologiste, spécialiste des poissons et conseiller scientifique de l'EAA. De plus, les documents de recherches n'offrent aucune explication de quelle façon les poissons pourraient interpréter n'importe quelle stimulation nocive comme de la douleur, ce que je trouve tout à fait bizarre."
Le Président d'EAA, Harm Minekus, place l'étude dans la perspective :
"Le monde reste tel qu'il était avant l'étude de Sneddon. Les 25 millions de pêcheurs à la ligne européens peuvent continuer de pêcher sachant qu'il n'y a aucune nouvelle évidence que les poissons peuvent ressentir la douleur. Ils continueront à faire campagne pour de l'eau non polluée, des habitats aquatiques riches et divers, des populations saines de poissons, et le droit de jouir de la pratique de leur passe-temps en paix."
FIN Bruxelles, le 4 mai 2003
http://eaa-europe.org/web/Files/FandP/FP-EAA-PressRelease-04-05-2003-FR.htm _________________
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