bat65 a écrit:
Je pense les gars que pour préserver l'esprit du forum et la valeur des types qui l'ont fait vivre depuis le début nous nous devons quitte à se mettre 4 mandolines nous même ne plus réagir à ce genre de provocation stérile.
Je suis d'accord en partie : ne pas répondre à la provocation est un impératif car cela peut entraîner des débordements et une mauvaise ambiance mais je pense qu'il faut continuer à expliquer pourquoi on peut ne pas être d'accord avec le comportement présenté, ici se baigner dans un lac.
Qu'est ce qui nous fait aimer la montagne et les lacs, que l'on soit pêcheur ou randonneur ? C'est bien le fait de se trouver dans une nature encore préservée où on peut profiter du calme, de l'impression de solitude. Je ne vais pas me balader à la montagne pour retrouver les comportements que l'on peut trouver sur les lieux de baignade. J'adore regarder la pureté de l'eau dans les lacs, voir les tétards et poissons nager ; alors lorsque quelqu'un se baigne et remue le fond de l'eau, je préfère m'en aller ; le coin perd tout son charme et son calme. J'adore regarder le vent souffler sur la surface de l'eau ; merci au gros plouf du baigneur pour les magnifiques ronds dans l'eau.
Ce type de comportement ainsi que ceux que j'avais critiqué il y a quelques temps sur les pêcheurs et randonneurs non respectueux, m'amène à aller de temps en temps dans les endroits plus sauvages et plus difficiles d'accès ; quel bonheur ce week-end de faire une douzaine de lacs (secteur de Caraussans) en ne voyant qu'un pêcheur discret et un berger. Un vrai régal pour les yeux et les oreilles : des vautours fauves jouant sur les thermiques à proximité, des faucons pélerins, une femelle isard avec ses deux petits à moins de 50 mètres (on est resté presque 5 minutes à se regarder), des poissons sautant allègrement pour attraper des insectes. J'ai même failli ramener un troupeau de brebis ; elles étaient tranquillement en train de finir leur nuit, lorsque pour changer de pellicule, je me suis accroupi ; elles ont cru que je leur donnais du sel et sont toutes venues m'entourer (j'espère ne pas avoir contre mon grè gêner le berger dans son travail) ; je ne pouvais plus bouger sans qu'elles me suivent.
Quel bonheur aussi de n'avoir que le vent dans les oreilles et admirer le soleil se coucher puis se lever avec tous les jeux de lumière sur l'eau et les roches.
Voilà pourquoi je vais à la montagne et que j'aime ça.