Pêche de la truite aux leurres Lacs des Pyrénées est sur Facebook
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Sujet: De belles histoires

J L
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message 1er fév 2019 - 09:49 | De belles histoires  
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Je l'avoue, à ce jour je n'ai pas beaucoup communiqué avec vous tous.... 2019 me donne t il des ailes ?
Avec ce froid vigoureux la montagne c'est endormie et le forum en fait de même.
Ce forum qui m'a fait tant rêver de longues randonnées de lac en lac, de pêches miraculeuses ou de coin perdu et sauvage encore préservé de toute présence humaine.
De mon tout premier lac, l'étang d'Embizon, visité depuis le plateau de Beilles via le col de la Didorte il y a maintenant plus de quarante ans, a mon tout dernier en septembre aux Colomers, que de souvenirs....! Que d'émotions...!
Cette première expédition était épique, nous suivions les instructions de notre bible du moment, ce livre qui nous donna ce gout de la pêche en montagne et cette soif de découverte et d'aventure : Itinéraires de pêche en Haute Ariège de J Bleton.
Nous n'étions pas vraiment au point, nous les Tarnais de la plaine, pas de carte IGN, sac de voyage en bandoulière, seau de vif à la main, sac de couchage de fortune, mais avions une volonté à toute épreuve. Bref, première déconvenue, nous nous sommes retrouvés, rompus et fourbus, au lac de Ruille, alors que notre destination initiale (que nous rejoindront le lendemain) était si proche
Embizon justement, j'y suis revenu 3 fois, mais toujours par la magnifique vallée de Savignac et ses forêts majestueuses, je n'y ai jamais fait pêche, mais j'y reviens toujours avec délice.
En continuant tout droit dans cette même vallée, j'ai visité l'étang Bleu il y a maintenant une quinzaine d'années. J'étais parti avec 2 collègues, nous avions pour objectif de passer 3 jours au bord du lac pour gouter au calme et à la sérénité de la montagne. Après une montée humide sous la pluie et le brouillard et une petite étape à la cabane de Prat Redoun pour se réchauffer un peu, nous arrivons enfin au lac et installons 2 tentes. Une foi installés quelle ne fut pas notre surprise de voir arriver droit sur nous, à grandes enjambées un homme chaussé de bottes caoutchouc nous demandant ce que nous faisions la. Hébétés, nous lui répondons que nous sommes venus pêcher et profiter de la solitude du lieu. C'est la qu'il nous apprend qu'une étude du lac organisée par la fédération de pêche de l'Ariege allait avoir lieu le lendemain. Effectivement tout s'emballa très vite, et après plusieurs rotations l'hélicoptère les bords du lac devinrent une belle cohue, barnums, barques, hommes grenouilles, victuailles pour une trentaine de personnes qui envahirent bientôt les lieux. Le lendemain il a fallu se mettre au pli de l'organisation du jour en pêchant au coup de sifflet de l'ingénieure pêche qui nous avait remis un seau dans lequel il fallait garder le poisson pêché vivant. Le soir nous avons refait le monde autour d'un feu avec les gardes pêche Ariégeois, je me souviens vaguement être revenu à ma tente à quatre pattes et avoir pris ce jour la, ma seule et unique, mais très belle cuite en montagne.
Souvenir aussi d'un petit périple aux Lassies avec Alain mon voisin et compagnon de randonnée et l'un de mes fils (11ans) et son cousin (12ans). Petite étape à Peyregrand ou l'on a admiré dans le ruisseau en tète d'étang une magnifique fario d'une soixantaine de centimètres faire exploser à plusieurs reprises une compagnie de vairons qui se retrouvaient projetés sur la berge. Notre séjour c'est prolongé par trois jours à la magnifique cabane des lassies ou toute la nourriture pour le séjour du berger était en place, pourtant nous n'avons vu personne. J'ai encore le souvenir d'une nuit passée bien à l'abri dans ce nid douillet alors que sévissait dehors 'une énorme tempête de vent. Certainement une de mes plus belle nuit en montagne
Si l'on parle de cabane, magnifique découverte que celle de la Rebenne, blottie dans un cahot de rocher et rencontrée vraiment par hasard en montant de la vallée de Quioules vers l'étang de la Coume d'Ose. Surement une des plus originale et pittoresque que j'ai pu visiter. Ce séjour dans la vallée interdite (de pêche) nous à fait rencontrer une journaliste de Arte (devenue maintenant députée LREM à Toulouse) qui peaufinait les derniers détails du magnifique film sur Brice le vacher/coureur des cimes de la cabane de Quioules avec qui nous avons passé quelques jours.
https://www.youtube.com/watch?v=SuEXaXScIP4
Autre rencontre restée gravée, un 15 septembre (19??), jour de fermeture du refuge du Ras de la Carança, nous étions à table avec un couple et avons parlé de tout et de rien avant d'aller nous coucher. Au petit matin (il faisait encore nuit noire), ce même couple, premier levé, prenait déjà le sentier qui mène au lac quand j'étais encore le nez dans ma grande tasse de café. A ce moment la, le gardien du refuge vint vers moi et m'interrogea...savez vous qui vient de nous quitter ? Noonn ! Et bien c'est Louis Audoubert et son épouse. J'ai toujours regretté de ne pas l'avoir reconnu, lui, l'auteur de l'un de mes livre de chevet (les 3 éditions de 50 balades et randonnées vers les lacs des Pyrénées). J'avais tellement de questions à lui poser, tellement de choses à apprendre de lui.
A quelle est belle cette vallée de la Carança...! Me reviens en mémoire ce mémorable séjour passé au bord du grand lac avec mes fils ainés (alors agés de 11 et 13 ans) et un voisin dont c'était, à cinquante ans, la première sortie en montagne de sa vie, il fut surpris par la rudesse de la montée, émerveillé par les lieux et conquis par le menu Truite/cèpe de nos repas journaliers.
Mes séjours en montagne furent ponctués de quelques mésaventures, tel ce séjour aux Picots ou le renard emporta et éparpilla deux sacs de nourriture...! ces brebis qui mangèrent des le premier jour tout le pain prévu pour quatre jours de randonnée en Ariège, ce troupeau de chevaux à l'étang del Port dans le Pallars Sobira qui piétina notre tente et nous obligea à dormir à la belle étoile ou cet énorme cerf qui nous réveilla à l'aube de ses affreux réements aux portes de nos tentes, surpris de trouver des envahisseurs sur son territoire proche du lac de Flamisella, toujours dans le Pallars.
Ma plus belle et surprenante histoire halieutique, je l'ai vécue sur un lac Espagnol d'environ cinq hectares par une belle journée de juillet. Je venais d'avoir deux énormes touches sur des poissons aussitôt décrochés quand je me suis approché de l'arrivée du ruisseau principal qui se jette dans le lac. De loin j'apercevais comme des bouillonnements sur l'eau, je me rapproche encore et la, je n'en ai pas cru mes yeux.
Dans le lac, à l'arrivée du ruisseau, une incroyable concentration d'énormes truites, une concentration telle que l'on aurait dit une pisciculture, des centaines de truites agglutinées, elles se touchaient toutes. J'appelle mon collègue de pêche qui en voyant ce tableau se frotte les yeux et a peine à y croire. Réaction de pêcheur, je pose une teigne dans ce conglomérat de poisson, l’appât à peine sur l'eau est pris par une truite d'une cinquantaine de centimètres que je ramène sur la berge, une magnifique et grasse fario que je m'empresse de décrocher. Une fois entre mes mains, cette dame c'est mise à cracher une dizaine de vairons dont certains frétillaient encore. Deuxième lancer et bis répétita, une bête encore plus grosse rejoint la berge. C'est la que notre incorrigible âme d'enfant a pris le dessus. L'opération se répéta une dizaine de fois, les truites était aussi grosses les unes que les autres, notre jeu consista à les relâcher dans le ruisseau une cinquantaine de mètres en amont du lac. Je vous assure que nous aurions pu continuer ce manège longtemps, mais la sagesse nous fit stopper notre pêche miraculeuse.
Notre plaisir du soir fut d'observer ces énormes truites naviguer dans le ruisseau et se cacher sous les berges, quand au nuage de truites qui couvrait le lac, il avait disparu.
Je suis revenu deux fois sur ce lac mais n'ai plus jamais touché un seul poisson !
A l'aube de mes soixante deux ans cette envie de Pyrénées ne ma pas quitté, tant de belles histoires trottent dans ma tète, tant de belles rencontres, de dures montées, de paysages sauvages et préservés, de courses d'Isards, de sifflements de marmottes, de nuits sous les étoiles.....
paillagousti
Posts: 2414
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message 1er fév 2019 - 10:26 |  
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Merci pour ces belles histoires !
pahu
Posts: 6830
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Web: www

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message 2 fév 2019 - 15:42 |  
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Merci casquette-ldp.gif
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"Combien y a-t-il de lacs dans les Pyrénées? Qui les a tous vus ?" H. RUSSELL
SPO
Posts: 3665
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Groupes: 1
message 3 fév 2019 - 23:05 |  
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sm6.gif sm6.gif
Super icon_exclaim.gif c'est vrai qu'outre la montagne et la pêche, il y a aussi les belles rencontres...

Quelques-uns sont sur ce forum et se reconnaîtront icon_exclaim.gif icon_wink.gif
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On a les poissons qu'on mérite...

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