La préparation des décisions de la Commission est entourée d’une opacité qu’aucun regard ne peut percer. La raison historique est bien connue : les commissaires étaient à l’origine, théoriquement, chargés de définir les intérêts communs des Européens, et cette fiction perdure alors que dès longtemps ils sont devenus les mandataires de groupes de pression. Les décisions sont toujours prises au nom de l’intérêt général, mais l’habitude du secret a pour but de forcer la main des Etats. Un exemple récent, futile, rigolo, farfelu mais révélateur, est la décision d’imposer aux chats, aux chiens et aux furets un passeport européen rédigé en deux langues, celle du pays d’origine et l’anglais (le langage de l’animal a été oublié). Cette décision a été prise par un fonctionnaire britannique et s’applique à toute l’Europe sauf aux îles britanniques. Etant considérée comme trop anodine pour mériter une discussion politique, elle est par cette raison même directement exécutoire ! Des centaines de décisions de toute autre
portée sont ainsi prises chaque année par la bureaucratie bruxelloise.
On ne sourit plus