Il y a cinquante ans :
l'instituteur du village était respecté par les autres adultes car il était le donneur d'un savoir qu'il était souvent seul à posséder. C'était un métier à vocation, les instits étaient heureux et fiers de le pratiquer, ça aide à bien bosser et à gagner...le respect.
Ces adultes ayant du respect, ils "transmettaient" leur AUTORITE à l'instit. Les enfants avaient donc "pour consigne" de respecter et d'obéir à celui-ci comme avec les parents.
Les adultes le respectant, les enfants n'avaient pas grand choix : ils le respectaient aussi ou sinon ils ne s'en vantaient pas auprès des parents.
Aujourd'hui :
Les profs ne sont plus seuls "maitres du savoir" car ils ont réussi leur mission : 80% de bacheliers, du coup moins de respect de la part des parents. Ce n'est plus un métier à vocation, combien le sont aujourd'hui par vrai choix ? simplement attirés par le statut de fonctionnaire ou parce qu'ils n'ont trouvé que cette solution pour vivre...
Du coup, les parents, qui ont de l'autorité sur leurs gamins, ne tranferrent pas leur autorité aux profs car s'ils n'ont plus de respect, ils n'ont plus de confiance non plus...quand un gamin entend à table "ce prof c'est un con", il n'a aucune raison de respecter le prof plus que ses parents qui sont ses modèles.
Au contraire, il va reproduire le comportement de ses parents, il y gagne sur tous les plans : il va dans le sens de ses modèles qui ont l'autorité sur lui et il a l'occasion de refuser une autre autorité ce qui est assez tentant pour un gamin faut reconnaitre ...
Et que dire des parents qui n'ont aucune autorité sur leurs enfants, si le gamin ne respecte pas ses parents, pourquoi respecterait-il son prof...
Comme tu dis Chris, le monde marche sur la tête dans tous les domaines y-compris malheureusement l'éducation...

(des profs d'établissements publics qui mettent leurs enfants dans du privé, c'est pas un signe ça

)