T'en foutrais des pressings !
En fait, pas mal de personnes comprennent à peu près l'occitan. Bien moins le parlent, et encore moins savent l'écrire, car il ne s'apprenait pas à l'école.
Alors, on l'écrit souvent comme on le prononce, en phonétique.
Personnellement, je l'ai appris en écoutant les vieux, et pour le lire j'avais droit tous les dimanches à catinou et jacouti dans la dépêche, plus quelques livres. Et à force de le lire, on apprend à l'écrire, ce qui est le plus difficile. Car les paroles s'envolent, les écrits restent.
Ainsi, le fameux hilh de pute se dit plus souvent au centre et à l'Ouest des pyrénées, alors que macarel (maquereau, et pas le poisson) se dit plus à l'Est. Bietaze, que l'on entend souvent en ariège et dans la haute vallée de l'aude avec quelques déformations comme iataze, ne veut rien dire d'autre que pine d'âne...
Certains mots se sont même "françisés" comme par exemple pelat qui signifie pelé, mais aussi écorchure, éraflure, comme quand on attrape une pèle en vélo.
Hélas, les jours de l'occitan sont comptés. Les derniers jeunes qui restent le parlent assez mal, et ne savent ni le lire ni l'écrire, ce qui rend impossible toute forme de transmission.
J'ai trouvé ceci sur le net, c'est superbe, il y a même un lexique...
"Le mode de vie du montagnard, son habitat, ses métiers, ses objets familiers sont maintenant du passé, seule sa langue de tous les jours, son patois occitan perdure, porteur de mémoire et de traditions, et bientôt il n’en sera plus rien."
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Jeff
Champignons en Novembre, gynéco en Décembre.