RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Ministère de l’Agriculture
et de la Pêche
Ministère de l’Economie,
des Finances et de l’Industrie
Ministère de la santé et des
solidarités
Paris, le 25 juillet 2006
COMMUNIQUE
Consommation de certaines espèces de poissons prédateurs sauvages :
recommandations pour les femmes enceintes ou allaitantes, et les jeunes enfants
A la suite d’une saisine interministérielle, l’AFSSA(1) vient de publier un avis(2) relatif à la consommation
de certaines espèces de poissons prédateurs vis à vis du risque lié au méthylmercure.
Les Ministères de l'agriculture et de la pêche, de l'économie, des finances et de l'industrie et de la santé
et des solidarités, sur la base de cet avis, recommandent, uniquement pour les femmes enceintes ou
allaitantes, et pour les enfants de moins de trente mois :
- d’éviter la consommation d’espadon, de marlin et de siki ;
- de ne pas dépasser plus d’une portion par semaine (150 g pour les femmes enceintes et allaitantes et
60 g pour les enfants jusqu’à trente mois) de poisson prédateur sauvage (consultez la liste), en plus des
autres poissons consommés.
Le système nerveux central du foetus et de l’enfant en bas âge (jusqu’à 30 mois) présente en effet une
sensibilité particulière à l’action toxique du méthylmercure.
Le méthylmercure est un dérivé du mercure présent dans l’environnement de façon naturelle ou
accidentelle. Il peut être accumulé par certains poissons prédateurs de fin de chaîne alimentaire
susceptibles de le concentrer à des teneurs relativement élevées. Les plans de surveillance conduits
annuellement ont permis de mettre en évidence chez certaines espèces des dépassements réguliers
des teneurs maximales réglementaires en mercure (1 mg/kg - Règlement 466/2001). La dose
hebdomadaire tolérable provisoire (DHTP) chez l’homme a également été revue à la baisse au niveau
international à la suite d’études épidémiologiques.
Cette recommandation s’inscrit dans le cadre de recommandations plus générales émises ces dernières
années, tant au niveau international(3) qu’au niveau européen(4). Elle ne résulte pas d’une augmentation
du niveau de contamination mais de la révision à la baisse de la DHTP et de la synthèse d’un grand
nombre de résultats de contrôles.
Il est rappelé que le poisson est un élément important d’un régime alimentaire équilibré. L’OMS
recommande une consommation diversifiée de poisson au moins deux fois par semaine. Cette
recommandation est reprise dans le Plan National Nutrition Santé. Par conséquent, en dehors des cas
particuliers visés par ce communiqué, la consommation de poisson est largement recommandée.
(1)Agence française de sécurité sanitaire des aliments
(2)Cet avis complète celui de mars 2004.
(3)Etats-Unis d’Amérique, Nouvelle Zélande, Australie
(4)Note d’information de la Commission du 12 mai 2004
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http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_060725.htm 01/08/2006