11 juil 2006 - 11:05 | |
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Je l'ai récupéré sur un site d'info tel quel, voici le supplément qui va avec, l'info doit pouvoir etre approfondie sur le site de la FFME.
"Selon des informations qui
circulent actuellement, l’Allemagne
demanderait via l’Union
Européenne qu’une réglementation
soit mise en oeuvre dans l’ensemble
des 25 pays tendant à supprimer la
prise en charge des soins
consécutive aux accidents en
relation avec un sport à risque
comme les pratiques de la
montagne par les systèmes
d’assurance collective obligatoire
telle que la Sécurité Sociale en
France.
Contrairement aux idées qui sont développées ces dernières années en France, ce n’est pas la
gratuité du secours en montagne qui serait mise en cause. Seraient ainsi concernés le
parachutisme, le parapente, certaines pratiques de ski, le VTT, les sports de montagne
(Alpinisme, randonnée, ski de montagne, escalade, raquette à neige), la descente de canyon,
etc…
Vaste projet qui concerne de nombreuses fédérations et pratiques sportives et qui ne
manquerait pas d’être considéré comme discriminatoire. En effet, se casser une jambe en
faisant son footing ou au cours d’un match de foot ou de rugby serait pris en charge alors que
si vous faites la même chose au cirque de Gavarnie ou au Pic du Jer cela ne serait pas pris en
charge ? Où commence et se termine la pratique de la montagne ? Le berger est-il un
pratiquant de la montagne ?
Et pourquoi ne pas considérer que prendre sa voiture est une pratique quotidienne à risque ?
Pierre Dollo, Président du Comité sportif national ski de montagne à la FFME et membre du
Comité Directeur national nous dit : « l’accidentologie de la FFME n’est pas très importante
et son coût n’est pas très élevé ». Il est vrai que la majorité des clubs font un gros effort de
formation permanente. Il nous précise « l’accidentologie la plus importante se trouve chez les
pratiquants de la montagne non licenciés. » Reste à savoir si les soins non pris en charge par
la sécurité sociale entraînerait un accroissement du nombre de licenciés… rien n’est garanti.
Le risque, surtout chez les jeunes, serait de voir un accroissement des pratiquants non assurés
de toute manière pris en charge par la collectivité. Où serait le bénéfice de ce projet ?
Pierre Dollo reste optimiste. Pour lui, « la réalisation d’un tel projet n’est pas pour
demain. » Le gouvernement allemand n’a en face de lui qu’une seule structure : le club alpin
DAV. Il lui est donc facile de trouver un consensus. Dans tous les autres pays européens, les
interlocuteurs sont multiples. Il y a plusieurs fédérations couvrant une ou plusieurs des
disciplines de la montagne ou plusieurs régions. En France, sont concernés, la FFME, la
FFCAM, la FFVL et bien d’autres tandis qu’en Espagne ce ne sont pas moins de 27
fédérations pour autant d’autonomies qui ont leur mot à dire."
Dossier à suivre…..
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