Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) - Lu ce matin dans les colonnes de la Nouvelle-République des Pyrénées sous la plume de notre confrère Arnaud Paul : "L’annonce du cinquième lâcher d'ours (la nuit dernière à Arbas) n'est pas pour étonner Bernard Moules, FRSEA. « Nous étions justement en réunion lundi soir à Saint-Pé-de-Bigorre pour faire un bilan des dégâts de Franska. Nous pensions que l'État ferait le bilan des quatre premiers lâchers avant de procédera au cinquième de façon sournoise et cachée. Nelly Olin n'a insisté sur le mois de septembre que pour mieux lâcher en août. Je le regrette. Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu un gouvernement se comporter comme cela vis-à-vis d'un territoire. S'ils n'ont pas compris que ce plan de lâchers n'était pas bon pour les locaux, on ne sait pas comment l'expliquer. »
Estimant que Franska a, dans le seul secteur du Pibeste, attaqué une centaine de brebis, Bernard Moules réclame le classement du plantigrade comme « prédateur au comportement anormal. Nous souhaitons les mêmes mesures que pour l'ours Bruno en Allemagne » (son abattage, NDLR). En attendant de préciser « une comptabilité exacte des prédations par la distribution d'imprimés parmi les éleveurs», Bernard Moules affirme que « sept éleveurs du secteur du Pibeste ont préféré descendre leurs troupeaux des
estives plus tôt que prévu. »
« Cela aura un surcoût pour nourrir les troupeaux en bas que nous ne manquerons pas de chiffrer. Ce qui est plus grave, c'est le découragement que l'on sent chez les éleveurs. Attention aux conséquences. En voulant renforcer la biodiversité, on va produire l'effet contraire. Décourager le pastoralisme, c'est risquer la fermeture de certains secteurs de montagne avec des conséquences pour tous les usagers".
Comme quoi les journaux on leur fait dire ce que l'on veut, tout dépend de quel coté on se place.