Alors là, je ne dirais qu'un mot... Bravo !
Finalement, je vais en dire plusieurs.
Je partage totalement le point de vue de Jos. J'ai appris à skier sur la place du village, devant ma porte. En ce temps là, il y avait globalement c'est vrai plus de neige, mais certains hivers il y en avait moins, parfois peu. Alors on faisait comme mezza. On partait plus haut, à pied, et on chaussait dès qu'on trouvait la neige. En fait, on faisait du sport, du vrai, sans tire-cul.
Mais la mode de proposer du plaisir en assistant les gens, tout en étant rentable bien entendu, est arrivée. Il a fallu donc escagasser la montagne pour placer des remonte-pente, re escagasser pour que monsieur et madame Marcel puissent dormir sur place et chausser les skis en bas de leur piaule.
Puis la route d'accès, bien sûr, que l'on sale comme des ânes pour que monsieur et madame Marcel puissent arriver sans accident (merci les truites dans les ruisseaux plus bas). De véritables villages fictifs ont vu ainsi le jour. Boites de nuits pour les Marcels, Thalassothérapie pour les Régines, rien à foutre du petit commerçant et de sa petite auberge dans son village de la vallée plus bas, qui lui voit de tout grimper, sauf son chiffre d'affaire...
Et de nouveaux emplois de m...e ont été ainsi crées, le fameux saisonnier de base dont parle Jos... Qui cache à travers sa misère l'énorme financement mis en jeu. Tellement important comme investissement que l'on en vient à fabriquer de la neige...
Neige artificielle, skieurs artificiels, montagne artificielle. Même les milliardaires peuvent louer leurs pistes en les faisant fermer aux autres dans les alpes.
Quelle tristesse ! L'or blanc porte bien son nom ! Parait que sur Mars y'a de la glace. On y fera bientôt une patinoire...
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Jeff
Champignons en Novembre, gynéco en Décembre.