Houlààà, c'est le froid polaire de ce début juillet qui vous rend si nerveux ?
Je vois qu'il y a des arguments honnêtes de chacun.
Je suis d'accord avec JFB, mais il faut bien comprendre que ce qui a fini de briser les habitants de certaines vallées des Pyrénées, ce n'est pas la réintroduction des ours, même si ceux-ci ne se localisent plus comme l'ont pu être et le sont encore quelques années ceux qui naviguent entre Aspe et Ossau.
J'ai un cousin qui élève quelques brebis à son compte, parcequ'il a une grange et un pré pas loin du village, et il met ses brebis en
estive sur le massif du Burat (31)où les attaques ne sont pas fréquentes deouis quelques années; son gagne pain, c'était ouvrier chez Péchiney à Marignac; après deux ans de luttes et de manifs sévères, l'usine a fermé (230 licenciements avec des mesures "d'accompagnement").
Le massif pyrénéen, dans les politiques d'aménagements du territoire, c'est que dalle, tout le tissu industriel se barre, se "délocalise" (il suffit de voir l'exemple d'Auzat en Ariège). A terme, presque tout aura disparu.
L'ours, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
En définitive, ces pauvres bêtes payent pour tout le reste, pour la disparition programmée de l'industrie qui créait des emplois et maintenait un vrai tissu économique et social.
Tous les hommes de ma famille ont bossé en usine, j'ai vécu dans ces vallées, je vois la population vieillir, les résidences secondaires pousser, l'absence de PME.
Je ne vois pas ce qui empêchera de nouvelles transformations (pas même des grèves de la faim comme pour Toyal en Béarn).
Au sujet des pertes de brebis, il ne faut pas oublier que depuis pas mal d'années et encore maintenant, les vacances riment souvent avec chiens errants qui cartonnent sur les troupeaux, et pour lesquels les éleveurs n'ont aucune indemnité...