Pas tout à fait...il a raison sur le fond mais ne parle pas de la forme qui actuellement est ratée et n'a rien d'écologique.
"L'ours, plutôt qu'un objet de discorde, ne pourrait-il pas être un facteur justement de rapprochement entre deux univers qui s'éloigne peu à peu, au point parfois de ne plus se comprendre, le monde des villes et des champs ?"
Belle utopie, si l'opposition entre les "urbains" et les "ruraux" est toujours présente et ce depuis longemps (voir la fable si réaliste de notre La Fontaine), ça fait quand même bientôt 4 siècles, il y a peu de chances que les choses s'inversent dans les 50 prochaines années. Nicolas Hulot est beaucoup plus optimiste que moi. Il ne faut pas attendre et agir maintenant forcément en choquant certains.
Je suis d'accord avec lui en ce qui concerne la protection de l'ours des Pyrénées, mais je ne suis pas d'accord avec notre Ministre du Cirque Nelly Olin (désolé pour les gens du cirque

) dans le fait d'importer des ours qui n'ont rien à voir avec ceux Pyrénées si ce n'est leur couleur et leur appellation "ours".
On a l'exemple de la fario : ce n'est pas en rajoutant une souche qu'on en sauve une...au contraire. Même si ces ours s'acclimate et se reproduise, les rejetons ne seront plus de la même espèce. D'ailleurs, imaginons qu'un de ces ours slovènes finissent au milieu des ours espagnols, cela réduirait à néant leurs efforts de conservation de la souche. En gros, ils agissent bien, et nous, vu que nous ne pouvons en faire autant, non seulement on fait n'importe quoi, mais en plus on prend le risque de bousiller leur boulot...
"La réintroduction de l'ours ne peut s'envisager que dans un contexte de solidarité nationale, car il est notre patrimoine commun."
Je vois les choses plutôt comme cela : La réintroduction de l'ours ne peut s'envisager que dans un contexte de solidarité INTERnationale, car il est notre patrimoine commun.
Commençons par respecter le travail des espagnols, ensuite conservons NOS ours (sans en rajouter de "faux") quitte à les aider d'ailleurs. Ensuite il ne reste plus qu'à espérer pouvoir profiter des fruits de leur travail dans quelques années.