"Vaut-il mieux un toqué-killer ou un raft filant à la surface ?"
Je ne comprends toujours pas ce que cette question apporte au dé
bat, ni en quoi elle peut faire avancer les choses.
D'abord, vous remarquerez les indices d'opinions de son auteur : le mot «toqué» est associé à «killer» alors que le raft, lui, file à la surface. Il est discret, il ne fait pas de bruit, ne détruit rien, ne laisse aucune trace. A côté du premier qui tue, le raft est comme une plume emporté par le courant.
Ensuite, cette question n'a aucun sens. Bien entendu que je préfère un raft à un viandard, pour la simple et unique raison qu'après le passage du raft, en attendant un peu, j'aurai des chances de pouvoir toucher du poisson, alors qu'après le passage d'un type qui aura tout saccagé je ne prendrai rien. On pourrait aussi se demander s'il vaut mieux un toqueur qui se fond dans son environnement, qui relâche ses prises sans les abimer ou un moucheur qui au printemps saccage les frayères et détruit les alevins en pataugeant dans l'eau.
Enfin, j'ai doucement rigolé avec l'histoire des copains entrepreneurs de rafting. Hé oui, c'est un business comme un autre. Et on peut toujours invoquer la déesse Gorri-Gorri, le grand chef Tata Ikéa, voire même Pocahonta, je pense que les clients de ces entrepreneurs de rafting, dans leur majorité, se foutent pas mal de ce qui vit sous leurs pagaies.
Dernière modification par pyrenepeche: 1er déc 2007 - 02:33_________________
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