Légendes lacs des Pyrénées

Légende du lac bleu de Chiroulet (Hautes Pyrénées)

Il y a très longtemps, à l'endroit où se trouve le lac Bleu, il y avait un village de riches bergers...
Un soir, arrive un inconnu, un mendiant, qui va de porte en porte demander la charité. Mais les bergers, qui sont aussi riches qu'égoïstes, le chassent de leurs maisons, sauf un, pauvre, qui demeure dans une simple cabane à l'écart des autres habitations. Cet homme est tellement pauvre qu'il ne possède qu'une seule bête, mais il accepte de la sacrifier pour la partager avec son hôte. Le repas fini, ce dernier lui dit : « Ramasse les os et la dépouille de l'animal et place-les devant ta porte, puis allons nous coucher ». L'homme s'exécute et, le lendemain à son réveil, le mendiant a disparu mais il aperçoit un immense troupeau dans son enclos et, à la place du village, un immense lac.
d'après pyrenepeche

Légende de l'étang Rond (Couserans - Ariège)

Une légende est apparentée à l'étang rond. Il s'agit du berger Mount Ner, qui gardait son troupeau sur les berges de l'étang, fut transformé, lui, ses chiens et ses moutons, en rochers, pour avoir refusé l'hospitalité à un homme perdu dans ces lieux.
d'après Freddy

Lac de Héas - une drôle d'histoire (Hautes Pyrénées)

Vers 1610, suite à un orage particulièrement violent un éboulement forma un barrage dans la vallée de Héas, on dit que quelques heures après la catastrophe, un berceau renfermant un bébé fut retrouvé sur le lac qui s'était formé.
Le nouveau né fut baptisé "Salvat" (sauvé en patois). En septembre 1788, suite à un autre violent orage la digue se creva sous le poids des eaux et le lac se vida d'un seul coup.
Toujours la même année un important tremblement de terre provoqua la chute d'énormes blocs de pierre au-dessus de Gèdre pour donner l'actuel chaos de Choumélis sur la route de Gavarnie Le séisme de 1610 provoqua en effet un éboulement de la montagne de Coumély, formant un chaos sur le chemin de Héas, parfois dénommé «chaos de Gèdre» (lieu dit la peyrade), et entraînant la formation d'un lac qui subsistera jusqu'à l'orage du 4 au 5 septembre 1788. Cette nuit-là, la pression des eaux fera exploser le bouchon artificiel et les dégâts seront considérables puisque des villages de la vallée de Luz seront totalement ou patiellement rayés de la carte.
Le chaos dit de Coumély, sur la route de Gavarnie, aurait une origine beaucoup plus ancienne et remonterait à un séisme du Ve siècle qui aurait touché toute la chaîne des Pyrénées et aurait été ressenti dans tout le bassin occidental de la Méditerranée.

La légende du lac de Lourdes (Hautes Pyrénées)

Ce lac eut, pendant très longtemps, une sinistre réputation. On disait même que, quand un malheureux s'y noyait, son âme restait prisonnière au fond du lac. Une légende raconte qu'autrefois, à l'emplacement du lac de Lourdes, s'élevait une cité dont les habitants étaient si méchants et pervertis que Dieu décida de la détruire et d'engloutir toute la population. Pourtant, il accepta de faire une exception pour une famille qui s'était montrée de tous temps pieuse et charitable. Le soir qui précéda la destruction de la ville, un envoyé de Dieu se présenta à l'homme et lui dit : «Cette cité sera détruite par le Seigneur. Prends avec toi ta femme et tes enfants et fuis loin d'ici ! Mais n'oublie pas une chose : quoi que vous entendiez, vous ne devrez vous retourner pour voir ce qu'il se passe.»
Les membres de la famille quittèrent donc la ville. Et à peine en avaient-ils franchi les limites qu'ils entendirent des bruits épouvantables derrière eux. L'homme pressait les siens, les obligeait à marcher plus vite et leur répétait qu'ils ne devaient, sous aucun prétexte, se tourner en arrière. Or, sa femme, portant dans ses bras son dernier-né, prise de curiosité et voulant absolument savoir ce qu'il se passait, se retourna et fut aussitôt changée en une statue de pierre.
Depuis lors, certains soirs de novembre, des chasseurs et des pêcheurs attardés au bord du lac, affirmaient entendre le glas des cloches englouties sonnant l'anniversaire du châtiment.

Il existe en bordure de la route de Poueyferré, à la limite des communes de Lourdes et Bartrès, un grand bloc de pierre (peut-être un ancien mégalithe) appelé la «Peira Crabèra, incliné dans la diection du lac dont la légende affirme qu'il s'agit de la femme qui avait été pétrifiée quand elle fuyait la ville.

Cette légende n'est pas sans rappeler l'histoire de Sodome et Gomhorre et de la femme de Loth qui, elle aussi, avait été changée en pierre.
d'après Pyrenepeche

la légende de l'étang de Bethmale

"Il y a très longtemps vivait cachée au lac de Bethmale une méchante sorcière. Tous les jours, elle faisait des misères aux habitants du village. Un jour de colère, les bethmalais montèrent vers le col de la Core avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. Prise au piège, la bruche sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis, sa robe bleu vert, restée au fond, donne au lac ses reflets si particuliers."
d'après Matmontagne

la légende du lac d'Isaby

A une époque très ancienne, le plus grand serpent qu’on n'ait jamais vu, hantait les pâturages d’Isaby, au-dessus de la petite ville de Pierrefitte, dans la vallée du gave de Pau.

Des troupeaux innombrables paissaient sur ces pentes sous la conduite des bergers de la vallée et de leurs grands chiens blancs.

Quand le dragon se réveillait, il ouvrait sa vaste gueule, et un souffle magique traversant le vallon emportait troupeaux, chiens et bergers dans les entrailles du monstre.

Or il y avait dans le village d’Arbouix un homme doté de beaucoup de courage et de non moins d’adresse. Il résolut de délivrer son pays, et dans ce but il établit une forge dans le lieu le plus secret du vallon d’Isaby. Il mit au feu une lourde enclume de fer ; lorsqu’elle fut rouge, il la porta à l’entrée du repère du monstre, avec l’aide de quelques compagnons dévoués, et tous s’enfuirent.

Lorsque le serpent vit le fer rouge, il l’aspira comme il aurait fait d’un mouton, d’un seul trait. Le feu se mit à ses entrailles et, dévorée de soif, la bête se mit à boire, à boire jusqu’à en crever.

Alors, l’eau qu’elle avait avalée se répandit dans le fond du vallon : c’est ainsi que naquit le lac d’Isaby, aux eaux bleues et poissonneuses.
D’après Bernard Duhourcau : guide des Pyrénées mystérieuses.

Les étangs de Nohèdes

Les étangs de Nohèdes étaient un lieu redouté des paysans de ces montagnes, qui se gardaient bien d'y jeter des pierres, persuadés que l'orage en sortirait. C'est surtout vrai pour l'Etang Noir, si profond qu'il abriterait un palais de démons : dès qu'une pierre est lancée, ils sortent, sautent, et l'on entend de grands éclats du tonnerre. Il paraît même que les grandes truites qu'on y pêchait étaient elles aussi des démons : mises à la poêle, elles s'échappaient par la cheminée !

Etang du Diable / Males

Très curieuse légende à propos de l'Etang du Diable (anciennement Etang du Males). Si l'on y jette un caillou, une demi-heure après, le lac se met à bouillonner, avec forces éruptions "sulphureuses", puis des orages, des éclairs se déclenchent avec fureur.
d'après JFB