Pêche de la truite aux leurres Lacs des Pyrénées est sur Facebook
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Sujet: généalogie des grands noms

lesach
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message 18 mar 2006 - 21:26 | généalogie des "grands noms"  
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Doit-on parler de "grands noms" icon_rolleyes.gif pour la peche au toc?

Pourriez-vous apporter vos connaissances des grands noms du TOC

On parle naturellement de Léon FLoch, Jean Lamoure, Alphonse Arias, qui d'autre ornent le tableau actuel des grands pecheur au toc.

Qui a connu ou connait encore ceux qui détiennent une partie de ce savoir?
pyrenepeche
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message 18 mar 2006 - 23:47 |  
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heu !..................
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Pyrenepeche
fred09
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message 19 mar 2006 - 12:00 |  
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SEMPE ?
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de toutes façons, de cette vie là, on n en sortira pas vivant, alors en attendant, profitons en ..( t inquiète lazare )
JOS65
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message 19 mar 2006 - 12:54 |  
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PATRICK 65 !!
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JOS65
fred09
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message 19 mar 2006 - 13:29 |  
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de toutes façons, de cette vie là, on n en sortira pas vivant, alors en attendant, profitons en ..( t inquiète lazare )
lesach
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message 20 mar 2006 - 20:58 |  
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Mister Jeff, new_shocked.gif

je vois dans d'autres sujets que tu ne te prives pas pour "dérouler" l'encyclopédie de "l'histoire du toc".

Tu parles de livres début de siècle concernant la peche dans les pyrénées, et de certaines connaissances sur ces origines kermit.gif .

J'ai compris tu gardes "jalousement" fuck.gif ton savoir pour ferrer au moment venu OK,

mais pourrais-tu introduire ne serait-ce que "parcimonieusement" touriste.gif une petite biblio icon_study.gif sur l'histoire de la peche dans les pyrennées dont il semble que tu sois devenu au moins en "pays de sault" un gardien de temple ork.gif !
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message 20 mar 2006 - 22:16 | Grands noms du toc  
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Je veux bien essayer, pour ceux que ça intéresse.
Outre Léon Foch, l'instituteur de Soueich, il y avait Henri Soueix le sabotier, qui a fabriqué pendant longtemps de fabuleuses fils intérieur avec du roseau percé à la gouge. Même à l'heure actuelle, il est très difficile de faire l'équivalent, sauf à Mane, ou son beau- fils François Ducos (autre grand nom) en fabrique encore.
Il y avait aussi Duborgel, dont la phrase simple est restée célèbre.:" Pêcher le lent du rapide, et le rapide du lent."
Carrere le tarbais, inventeur du moulinet corsec et fabuleux pêcheur.
Le premier ouvrage sur la truite que je possède est de 1927 "la truite" de Antoine Favon. Vient ensuite "l'art de pêcher la truite" de Foch en 1928. "La pêche de la truite au vers" de G. Valadas en 1932. Le merveilleux "avec dame truite" de L. Foch en 1966. "Pêche sportive de la truite" de Terrade, autre fameux pêcheur 1966. Tous ces gars furent des pionniers du toc.
Vient ensuite la 2eme génération avec ceux que tu as cité. Lamoure avec ses 2 livres, Sempé et sa méthode moderne, Arias et son guide, Loubet avec un livre, Menquet (élève de Foch et de Soueix actuellement guide de pêche dans l'ariège) avec un livre sur le saumon et un autre sur le toc.
Le toulousain Larripa, extraordinaire tocqueur toulousain qui péchait avec des cannes blanches (il n'était pas aveugle) qu'il commercialisait.
Vient ensuite la dernière génération avec Plasseraud et Delacoste.
Voilà pour les noms, j'en ai oublié beaucoup, comme mon papé, son frangin et bien d'autres. Presque chaque vallée avait son ou ses champions, bref des gars qui prenaient régulièrement alors que les autres avaient du mal. Les réputations et les noms ont commencé à franchir les vallées. Ainsi en pays de sault certains pêcheurs de la vallée d'Orlu étaient connus (fred les connait) sans qu'on ne les ait jamais vu, mais on savait très bien que ces gars là rentraient rarement sans truite !
J'ai des vielles photos de mon arrière grand père qui taquinait dame truite avec un noisetier, du crin de cheval, une ou 2 chevrotines, une épingle retournée et un bout de laine pour témoin en 1912. La gaule faisait 5m de long et pesait un âne mort !
Que je sache, la pêche avant cette époque là se pratiquait au filet qui n'était pas interdit, et ceux qui n'avaient pas l'autorisation braconnaient car il fallait manger !
Je pense que le vrai toc, c'est à dire la recherche de la truite avec une canne et des plombs à pris son essor à cette époque là. Bien entendu, la pêche à la ligne existaient déjà depuis longtemps, mais on ne parlait pas de toc.

Cette pêche est pour moi avant tout une tradition, un peu comme une fête de village ou un concours de force basque. C'est une manière de perpétuer ce que les anciens nous ont enseigné, en essayant de progresser avec beaucoup d'humilité, car je n'ai plus la chance d'habiter au bord du torrent, comme eux.



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Jeff
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lesach
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message 20 mar 2006 - 23:28 |  
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Celà pourra peut être paraitre ridicule mais tu mets une histoire et une identité sur un grands nombre de noms qui résonnent sur le sillon de ma canne.

Merci pour l'identité "de rapide du lent et lent du rapide", je n'ai jamais connu ce monsieur, je ne mets même pas de visage sur lui.. Mais quand je suis perdu sur un parcours, que j'avais cru deviner un poste et qu'il ne s'y passe rien. Je scrute la rivière avec l'espoir d'une illumination et c'est toujours la phrase qui me vient comme une récitation; je me dis sach reprends tes basiques: "lent du rapide et rapide du lent". Maintenant je me dirais penses à Duborgel!

Je te remercie Jeff car je lis tes quelques lignes comme un gamin qui écoute une histoire au coin du feu. Dans la peche c'est un peu de çà, que l'on cherche, dans le violence de nos quotidiens, au boulot, puisque c'est d'actualité dans la précarité du monde...

Moi ce que j'aime aussi dans le toc c'est aussi cette certitude de la paix des éléments. C'est une peche qui a un sens par delà le courant.

C'est une grande leçon "héracliteenne". Il y a quelque chose qui reste derrière ce mouvement de l'eau et dont tu portes admirablement témoignage...la transmission d'un savoir ce n'est pas qu'une technique c'est une rencontre toujours nouvelle, à venir...

Moi aussi je vais arreter de fumer... icon_wink.gif
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pyrenepeche
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message 21 mar 2006 - 00:31 |  
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Un nom me revient : Fernand Dupuy qui disait : «Celui qui ne connaît pas le plaisir de voir se lever le jour sur le clapotis de l’eau ; qui, tapi dans les herbes, n’a jamais vu une biche venir boire ; celui-là est un infirme». Un grand pêcheur et une grande figure politique. Auteur de «Pêcher la truite vagabonde».

http://new.humanite.fr/journal/1999-06-16/1999-06-16-291450

Dernière modification par pyrenepeche: 21 mar 2006 - 00:35
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message 21 mar 2006 - 01:09 |  
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En fait, j'ai aussi appris au coin du feu comme tu dis, pendant les veillées, avant que la TV ne foute tout en l'air. Les vieux parlaient (en occitan) de leur pêche, de leur chasse aussi, tout en buvant une prune. J'écoutais, et j'ouvrais des yeux émerveillés ! C'était terrible quand il fallait que j'aille pioncer ! Il me tardait d'être "grand", alors que maintenant...
Il y a comme tu le dis quelque chose qui reste au delà du courant, comme le souvenir des gens, d'une culture, d'un mode de vie...
Mais il faut vivre avec son temps, et le toc aussi a évolué. Au début, on ne pêchait que sur les postes de chasse, derrière une roche qui emergeait. Ensuite on a compris que de chaque coté, il pouvait y avoir une truite, ainsi qu'en amont si elle est creuse. Ensuite on c'est aperçu que le même rocher qui n'émergeait pas offrait des possibiltées identiques. Puis ce fut le lent du rapide et le rapide du lent, les plages (très difficile), les berges creuses, ect. Toute cette évolution c'est faite pendant le XXeme siècle. La lecture de l'eau a progressé magistralement grace aux pionniers.
Sempé affirme qu'à l'étiage, tous les coups sont à essayer, alors qu'un Foch à l'époque ne pêchait jamais l'eau blanche saturée en oxygène.
Arias parle actuellement de couper parfois les veines de courant, quand il l'estime necessaire !
Plasseraud a inventé le larvor, qui se pratique amont avec une canne courte.
Dame truite a évolué en même temps. Les coups ne sont plus aussi évidents, les !!!mémères!!! appeurées par les kg d'astinfles jetés par des abrutis ainsi que par les pieds de certains pataugeurs ne sortent plus que la nuit pour aller croquer une 18cm et mettre une semaine à digérer !
Tout celà montre bien qu'il nous faudra toujours apprendre, et c'est tant mieux car comme le dit si bien Jos, quelle que soit la technique, nous sommes unis par la même passion. Une journée à la pêche même si la capote est au bout n'est jamais une journée perdue ! On a respiré le bon air au bord de l'eau, en pleine nature souvent dans des endroits magnifiques, et on a matière à réfléchir sur ce qui n'a pas gazé ! Tout bénef, quoi ! icon_biggrin.gif
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Jeff
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message 21 mar 2006 - 01:18 |  
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Exact pyrene, je l'avais oublié !
«Pêcher la truite vagabonde», 1982 !
Il y a aussi "la pêche de la truite au toc" de F. Misslin 1986, et "connaître la pêche au toc" de W. Aurnague, 2000.
Je me doutais bien que l'historien me raffraichirait la mémoire ! icon_mrgreen.gif
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Jeff
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lesach
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message 21 mar 2006 - 09:11 |  
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Les langues se délient et on apprend... plein de choses.

Une phrase m'intrigue car je ne la comprends pas: qu'est-ce qu'Arias entend par "couper les veines" du courant ?

Je ne saisis pas techniquement ce que celà veut dire...En reprenant le sens des mots c'est que tu ne respecterait rien de ce que je crois être des basiques:
1) donc ne pas suivre le plus naturellement la dérive du courant ou qu'il aille
2) pecher dans le rapide du rapide????
fab66
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message 21 mar 2006 - 13:18 |  
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à mon avis sur "couper les veines du courant", un ami de mon club (mouche je sais) nous a fait une animation sur l'eau des lacs et des rivières (on a un bouquin au club là-dessus je raménerais le titre), et dans toutes les eaux dans lesquelles il existe un courant, ils existent des strates d'eau différentes, à températures différentes et à dynamiques différentes.

Ainsi, on peut avoir une rivière avec un courant central (pour faire au plus simple), ce courant ne racle pas le fond, il se crée des strates, une au fond du lit de la rivière, d'autres en bordure près des berges, et une en surface.

La veine principale au coeur de la rivière fait une sorte de "tube" où le courant est le plus fort, au fond se crée une strate lente voire quasi-immobile avec un reflux sur place comme une roue répétée (vous me suivez ?)

Ce qui explique que l'on peut apercevoir des truites ou autres poissons, nager au fond sans pratiquement aucun effort, alors qu'au dessus le courant s'estime très violent. Elles se reposent ou ne sont pas en train de consommer ou consomment d'autres choses qui ne sont pas amenés par le courant mais qui sont au fond (larves, nymphes, escargots, gammares etc...)

Je pense que "couper les veines du courant" c'est justement franchir ces minimes frontières entre les différentes strates, et ainsi élargir son champ de prospection.

En pêche à vue à la nymphe, on a le même principe, la veine de courant fort ne donne pas de résultat alors que l'on voit bien une belle truite au fond qui lézarde, descend et remonte le courant sans jamais pénétrer la veine principale, alors on est obligé de pêcher amont avec des nymphes très lourdes (6 à 8 gr voire plus) pour traverser la veine principale et atteindre la sous couche très lente (là on a peu de temps car on est vite rattrapé par la soie et la vitesse du courant qui va tirer la nymphe), mais si c'est bien présenté, un écart du poisson et c'est le ferrage couronné de succès (pas toujours...).

On peut aussi avoir la truite au fond qui pépére, se repose, et monte brutalement dans la veine ou en surface prendre un insecte d'intérêt, et redescend tranquille au fond.

a+

ps : JFB pourrait nous écrire un livre, on gagnerait du temps et n'oublie pas jeff, ce qui ne se donne pas se perd...

Dernière modification par fab66: 21 mar 2006 - 13:19
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message 21 mar 2006 - 13:40 |  
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En principe au toc, le courant doit faire dériver notre appât naturellement, comme s'il était libre. Lance par eau claire et basse un cuquet ou un asticot (en période de fermeture, sans pêcher) et observe le. Si tu le lance dans un coutant vif, il restera en surface porté par l'inertie de l'eau. Dès le courant se calme, il descendra lentement, jusqu'au fond sans jamais le toucher, car il sera porté par le courant de fond, qui n'a rien à voir avec celui de la surface. Il ne remontera plus jamais ! C'est ce qu'il faut essayer de faire en pêchant. Difficile !
Mr Arias quand il n'a pas de touche en pêchant comme ça, fait dévier son appât du courant initial qui le portait, pour l'amener dans un autre courant voisin plus ou moins parallèle, et le laisse repartir. Il paraît que ça marche ! C'est en fait ce qu'il ne faut classiquement pas faire, qu'il fait volontairement ! Mais pour en arriver là, il faut des années derrière soi... Arias a constaté que certaines bestioles vivant au fond coupaient les veines de courant en revenant vers la berge par exemple, et a donc décidé d'essayer !
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message 21 mar 2006 - 13:50 |  
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P.S. Ce que vient d'écrire fab sur les courants est très intéressant. Le courant ventral est bien le + puissant. Les truites doivent fournir un gros effort pour y rester ! celui de fond est toujours le + lent...
Entièrement d'accord avec ce qui lui a été expliqué à son club. Comme quoi, la mouche ne se résume pas à la sêche, les fouetteurs ont eux aussi étudiés le phénomène des courants, à mon avis essentiel pour la pêche de dame fario, et ce qu'elle que soit la technique ! sm6.gif

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Jeff
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lesach
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message 21 mar 2006 - 14:03 |  
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Voilà de belles réponses. Merci à vous deux fabb et jef. Pour ce qui est de l'anecdote, le forum permet de "donner" ce que l'on sait pas tout, mais déjà pas mal. Du coup, çela ne se perd pas.

Pour ce qui est de la théorie des deux courants de veine je comprends mieux maintenant. En toute honneté appliquant la phrase de Duborgel, je ne cherchais jamais a pecher l'axe de la veine (surtout lorsqu'elle semble forte et profonde hauteur deux mètres min) parce que je ne savais jamais qu'elle plombée assurer pour que l'esche aille au fond de l'eau et qu'elle suive ce fameux courant dont on pressent qu'il y a des belles memères mais qui en surface va trop vite. Celà me semblait moins interressant que de prospecter des remontées de lit ou des postes apparents.

La technique d'Arias semble extrémement interessante. Mais alors en fonction de la profondeur, il faut deviner des "poches" de courant sur les bordures d'une veine apparente pour "tirer" l'appat et le laisser ensuite reprendre sa dérive naturelle?

Dernière modification par lesach: 21 mar 2006 - 14:07
cigale
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message 21 mar 2006 - 14:38 |  
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ébé....... ! j'ai du pain sur la planche avant d'atteindre et d'acquérir autant de techenique ! icon_redface.gif ! Je ne suis pas sûr que les vieux de la vieille que je connais par chez moi parle ainsi, mais je peux vous assurer qu'avec ma garbo, j'ai jamais réussi ce qu'ils sont encore capable de faire avec leur vieilles gaules en bambous et le morceau de câble électriques rigides ligaturé sur le talon comme réserve de fils. c'est sûr qu'il faut pas leur demander d'écrire un livre, mais pour ce qui est de sortir des truites, y a pas photos !
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ara i sempre
fab66
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message 21 mar 2006 - 18:40 |  
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JFB a écrit:
Comme quoi, la mouche ne se résume pas à la sêche, les fouetteurs ont eux aussi étudiés le phénomène des courants, à mon avis essentiel pour la pêche de dame fario, et ce qu'elle que soit la technique ! sm6.gif

Tout à fait, et il est très facile pour un novice au fouet de prendre ses premiers poissons d'une façon très simple :

lors de fortes chaleurs en été, on peut assister quasimment tous les soirs à des éclosions de plécoptères ou de trichoptères (sedges), ces insectes s'accouplent en l'air à 2 ou 3 mètres de hauteur, puis la femelle une fois fécondée va foncer dans l'eau comme un kamikaze japonais depuis 3 à 4 mètres de haut pour "percer" la pellicule de surface et déposer ses oeufs au gré du courant sous l'eau (les oeufs iront s'accrocher quelquepart plus bas).

Ils perpétuent ainsi l'acte de vie et leur descendance, cette opération va se reproduire plusieurs fois jusqu'à épuisement et mort de l'insecte et tant qu'il a des oeufs.

A chaque "banzaï !" dans l'eau, l'insecte soit redécolle par qu'il est revenu en surface par gravité et n'est pas trop mouillé et arrive à partir, soit il rejoint la berge "à la nage" pour sècher sur un caillou ou une feuille avant de recommencer son manège.

Et bien là, c'est l'exemple même d'une dérive non naturelle !

Arias et les autres ont été en premier des OBSERVATEURS ! Et l'on apprend plus à observer longuement au bord de l'eau que dans tous les bouquins et discussions (même si c'est très utile), l'erreur pour le pêcheur au toc, c'est de toujours considérer que son appât est inerte comme le fil ou l'hameçon. Combien de fois j'ai pris une truite dans une eau calme avec un ver de berge (doppé au marc de café) posé sur le fond par le courant naturellement en fin de courant, et une belle fario qui s'est approchée, a observé, longuement (pendant que les gouttes irisaient doucetement mon petit front...) et à brusquement gobé mon ver lorsque celui-ci s'est tortillé !

Pour le sedge, c'est le même principe, un pêcheur moucheur débutant se verra asséner des recommandations sur le dragage : faut pas draguer sur l'eau sinon c'est foutu ! (sauf pour lesach et soub sur le forum c'est permis ;-))

Eh bien ! A la mouche avec un sedge, le meilleur moyen de prendre est justement de draguer en surface ! On lance en face ou en milieu de courant et on laisse dériver en draguant légèrement pour rejoindre la berge, la truite qui est en poste constate de suite un sedge ou un pléco qui rejoint la berge après la ponte, et là BADABOUM ! L'attaque est fulgurante !

Essayez un jour en lac de montagne avec des sedges clairs, en beige, en marron eu en roux, le soir après une chaude journée, surtout s'il y a des vaguelettes, vous lancez et vous ramener très légèrement en "strippant", les arttaques sont souvent tellement brutales qu'on s'en effraie et on rate le ferrage !

a+
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Cedric09
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message 21 mar 2006 - 19:08 |  
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C'est donc pour cela que la techique du buldo avec un train de mouche en ramenant tranquillement fonctionne très bien en lac icon_cool.gif
Nous apprenons bcp de chose en ce moment icon_exclaim.gif sm6.gif
JOS65
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message 21 mar 2006 - 20:19 |  
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exact !! en lac (malgré ma p'tite expérience de moucheur) , j'ai remarqué que certaines fois , le fait de draguer léger "rameuté" la fario du secteur ! alors qu'effectivement en riviere pour le meme draguage tu fais fuir la truite les 3/4 du temps !
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JOS65

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